Avec plus de cinquante estampes publiées - dont vingt
durant la dernière décennie - certains artistes auraient envie de s'installer confortablement dans cette niche des Beaux-Arts. Mais les estampes de Freud
ne reflètent pas cette situation. En effet, bien que le vocabulaire des copies récentes ne soit pas très éloigné de celui employé à ses débuts, il fléchit différemment selon le sujet. David Dawson appartient par
son échelle et par un traitement plus souple des lignes donnant ainsi au sujet un pathos saisissant, au groupe des sujets grand formats initié durant les années 1991-1992.
Dans Head of Ali, le sujet est le fils de l'artiste, dont
un portrait a été exposé à la Tate Gallery en 1998. L'artiste a demandé que certaines lignes crées par des égratignures pendant le processus de production soient laissées sur la gravure.
Le modèle ayant posé pour l'eau-forte légèrement plus grande, Head of an Irishman, avait déjà été peint en compagnie de son père, « the Big Man», dès 1984. «The Big Man», a également été modèle dans
des tableaux célebres de Freud.
En organisant ses sujets en termes de lignes noires sur une surface blanche, il tente d'exclure des éléments moins
appropriés à la gravure, telle que la texture de la chair qui s'exprime plus convenablement en peinture. Avec des contours fortement découpés, il y a peu de tentatives de définir des espaces en volume bien que quelques
hachures créant des effets d'ombrages permettent de diriger la lecture des espaces. Placées sur le blanc du papier, les lignes sont moins descriptives et plus abstraites
que dans la peinture. Néanmoins, chaque tirage fonctionne avec une relation complexe entre le réel et la représentation. Les subtilités des gravures n'ont pas fourni de
solutions faciles ou d'effets séduisants : ils faisaient partie du langage de l'estampe, scrupuleusement au service du sujet de Freud.
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With over fifty prints published - twenty of them
in the last decade - some artists might have settled into a comfortable pattern of printmaking. But comfortable pattern is not what Freud's prints are about. Even though the vocabulary of most of the recent prints is
familiar from earlier ones, it is differently inflected according to the subject. David Dawson belongs in scale to the group of large-format subjects initiated in 1991-2, a more flexible array of marks is used to animate
the open communication of the face. David Dawson is Lucian Freud’s assistant. In Head of Ali the subject is the artist’s son, a painting of whom was exhibited at the Tate Gallery in 1998. The artist requested that
certain scratched marks, which emerged during the process, be left on for the printmaking. The slightly larger work entitled Head of an Irishman features a subject first painted by Freud as early as 1984. The subject’s
father, “The Big Man”, has also been the subject of paintings by Lucian Freud.
In organizing his subjects in terms of black line and white paper, he has tended to exclude elements less appropriate to
etching, such as the surface of flesh, which more aptly 'becomes' paint. There is also little attempt to portray volume within the strongly hatched contours, other than a few patches of shading to help us navigate the
expansive flesh. Set against the blank background of the paper, the forms are less factually descriptive and more abstract than in the painting. But. Each print functions with a different rate of exchange between fact and
representation - The subtleties of printing did not provide easy solutions or seductive effects: they were part of a language of printmaking scrupulously at the service of Freud's subject.