Mon intérêt pour les paysages vient d'une certaine expérience vécue dans les Everglades en Floride. De vastes étendues de plaine s'étiraient jusqu'à l'horizon, avec ça et là, des cyprès presque morts. À force de regarder, j'ai commencé à voir le champ en deux dimensions. Chaque brin d'herbe est devenu un coup de pinceau d'une couleur, le tout formant une tapisserie d'empreintes calligraphiques de forme rectangulaire. Cet instant, vécu il y a 25 ans, fut la clé de mon travail par la suite, combinant des subtilités abstraites avec un sujet qui m'est cher, la terre.
Je recherche constamment l'équilibre entre le réalisme et l'abstraction, mais le processus reste intuitif ; chaque tableau subissant d'éternels changements jusqu'à ce qu'ils atteignent leur forme finale. Par amour pour la surface, le côté physique de la peinture, des aires entières sont enduites de riches couches de peinture qui par la suite sont frottées au papier de verre, ou dans lesquelles sont inscrites des marques délicates. Cette progression résulte en un paysage défini par un réseau unificateur de lignes, tel un labyrinthe. Les tableaux évoluent lentement, gagnant en substance à mesure qu'ils prennent vie.
Joan Elliott
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My interest in working with landscape began with an experience in the Florida Everglades. Overwhelmingly flat grasslands, dotted with dying cypress trees extended endlessly to the horizon. As I looked, my viewpoint began to shift from seeing the field as it was, to seeing it become two dimensional. The grasses became individual strokes of color, a tapestry of calligraphic marks, layered on a rectangular shape. This moment, 25 years ago, was key to my future work - combining abstract sensibilities with a subject I cared deeply about, the land.
Striving for a balance between realism and abstraction, the process remains intuitive with each painting undergoing constant change until its final form is found. With a love for the physical paint surface, broad areas of slathered paint are richly applied, to be later sanded, etched into and surrounded by delicate mark making. This progression ultimately results in a landscape defined through a unifying web of
maze-like linework. The paintings evolve slowly, gaining substance as they develop a life of their
own.
Joan Elliott